lundi 4 août 2008



B O O M I N T H E N I G H T

gravure illustrant un extraordianire feu d'artifices lors d'un des nombreux divertissements royal du début du régne personnel de Louis XIV.

(http://www.chateauversailles.fr/fr/313_Fetes_et_ceremonies.php)

les grottes du jardin du chateau royal de Saint-Germain en Laye



Grotte de la Demoiselle

Extrait de L'Allée du Roi, Françoise Chandernagor, p. 236-237

"Un jour gris se levait sur la longue terrasse que Monsieur Lenôtre avait achevé l'année précédente. (...) Je descendis les gradins qui conduisainent au château-neuf jusqu'à l'embarcadère sur le fleuve; ayant parcouru les grands degrés, je passai devant les grottes creusées dans le mur de soutènement de la seconde terrasse et l'envie me prit de m'y arrêter. Ces grottes au nombre de quatre, faisaient pendant le jour l'admiration des promeneurs par la diversité de leurs engins mécaniques: dans la première on voyait le ROI, le dauphin, et toutes sortes de personnages fabuleux qui venaient s'incliner devant eux, une bergère chantait par un fort bel artifice en s'accompagnant de divers instruments; dans la troisème, Persée frappait un monstre de son épée pour délivrer Andromède tandis que des tritons alentours soufflaient grand bruit dans leurs conques; dans la dernière, enfin, un dragon vomissait des torrents d'eau en agitant la tête et les ailes sous l'oeil attendri de Vulcain et Vénus. Derrière cette quatrième grotte, il y en avait une autre, plus petite et plus naturelle: moussue et humide, elle était si fraîche en été qu'on disait qu'on y gélerait si on y passait une heure entière (...)".

Vers un élargissement de mon goût, la tentation de la sirène classique

Ayant pris mon service dans la magnifique gare de la Blancarde à Marseille, au delà du charme si années 1940 et communal de cette dernière, j'ai découvert la splendeur de l'avenue Foch (13004).
Prématurément gangrénée par les symptômes de la vieille marseillaise-détour aux archives, pour le plaisir, lecture de guides de la région, incursions aux arcenaux ainsi que cueillette de lavande-je me prend à travers ce nouveau délice de la promenade sur l'Avenue Foch, à exprimer fierté et adoration pour ma ville.
Comble du ridicule, je connais depuis ma plus tendre enfance comme ma poche depuis des années la partie qui jouxte les le rond-point des Cinq avenues.
Longtemps insensible au concept du style classique, en musique et surtout en art, ainsi que dans son acception dans le langage courant entendu comme "culte", j'avoue que mon apprentissage à la fac récemment dans le cours sur les jardins a ajouté à l'ambivalence, Versailles, parangon du classicisme serait en même temps une des plus magnifiques expressions du baroque français avec Vaux-le-Vicomte.
C'est donc dans ma découverte de cette "percée" dans le quatrième arrondissment de Marseille que j'ai ressenti, d'abord en tramway l'évidence de l'effet d'un ordonnancement classique sur la psyché.

crayon magique sur bordereau,
relecture de cette forme si malavalesque du vortex, grâce à un crayon constellé de paillettes argentées